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LE SERVICE PUBLIC DE L'AUDIOVISUEL : UN ENJEU CULTUREL ET POLITIQUE

Sa responsabilité est donc immense. Que donne-t-on à voir ? Quel miroir de la société donne-t-on à ceux qui la composent ? Si notre seule obsession, en tant que cinéastes, était le nombre d’entrées en salles, nous ferions de mauvais films. Si la préoccupation du service public devient l’audience, il ne remplit pas sa mission. Nous n’apportons rien au public sans courage et sans audace. 

 

CETTE SALLE OBSCURE, OBJET DU DÉSIR

Nous avons tous eu notre vie changée par des cinéastes qui un jour, à travers un film, nous ont profondément touchés. 

Ce qui nous définit dans notre désir de cinéma, c’est d’aller à la rencontre de l’autre, en espérant toucher, troubler, questionner, surprendre le spectateur à notre tour. 

 

La salle de cinéma a toujours été une sortie culturelle unique, une expérience que le petit écran n’a finalement jamais impactée et que les plateformes ne remplaceront pas !

C’EST QUOI UN FILM QUI MARCHE ?

On pourrait commencer par se demander au nom de quelle idée de la culture on « demande des comptes » au cinéma sans autre forme de procès. Ce tableau suscite pourtant des articles et commentaires qui ne font que propager des idées fausses. Il jette sur les films d’auteur l’image d’un cinéma qui coûterait trop cher et ne serait pas assez vu, celle d’un cinéma élitiste, gâté, voire inutile. Le classement est d’ailleurs à ce point ignorant de notre secteur qu’il oublie les documentaires et leurs nombreux succès. Ne seraient-ils pas des films comme les autres ?  

Le BLOC demande une véritable régulation de la programmation en salles.

Tout d’abord, le BLOC a souhaité la remercier d’avoir annoncé lors du Congrès des exploitants, la mise en œuvre prochaine de plusieurs propositions du rapport rendu en juin dernier par l’Inspection Générale des Finances et l’Inspection Générale des Affaires Culturelles intitulé : “Financement de la projection numérique en salle de cinéma” (arrêt des VPF, mise en place d’une veille technique et économique) et sa volonté de les prolonger par une réflexion sur les mécanismes de soutien à l’exploitation, afin de renforcer la solidarité de ce secteur.

LE BLOC SALUE LA REFORME DE L’ART ET ESSAI ET RAPPELLE L’IMPORTANCE DE LA REGULATION DE L’EXPLOITATION EN SALLES

En premier lieu, le BLOC salue l’augmentation de 1,5 M€ par an du soutien financier à l’Art et Essai. Celle-ci devra notamment permettre de valoriser financièrement les différents labels et donc d’encourager les salles à une plus grande diversité de programmation.

Le BLOC se félicite également du renforcement des critères d’accès au soutien et des bonus prévus pour les petits établissements de 1 à 3 écrans, ainsi que pour ceux qui programment des films de recherche moins identifiés ou qui ont une politique particulièrement volontariste de diffusion de court-métrages.

Pour une chronologie des médias tournée vers l’avenir : la SRF, le SPI et l’UPC s’associent.

« Nous portons la voix de 300 cinéastes et de la grande majorité des producteurs indépendants qui œuvrent chaque jour pour le rayonnement et la diversité du cinéma. Les films de la création indépendante sont chaque année distingués en France et au-delà de nos frontières, dans les plus grands festivals internationaux.
 

Déprogrammation du film « Chez nous » : le BLOC dénonce une atteinte à la liberté d’expression

Le BLOC rappelle que la liberté de création est un pilier de notre démocratie, d'autant plus
nécessaire en cette période qu'il permet la nécessaire distanciation par rapport à une accélération de
l’information.
Le BLOC demande aux pouvoirs publics d’agir et, alors que les échéances électorales à venir seront
déterminantes pour la création, à chacun des candidats à l’election présidentielle de faire part de son
engagement de garantir la liberté de création et de programmation des oeuvres.

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