Soirée de soutien à Keywan Karimi : Appel des professionnels du cinéma

Évènement
14/12/2016

Condamné par les autorités iraniennes à un an de prison ferme et 223 coups de fouet, Keywan Karimi a finalement été incarcéré. Son crime est de réaliser des films. Keywan a 31 ans et la vie devant lui. Sa vocation est le cinéma, il vit pour raconter et partager des histoires. Son amour de l’Iran, il l’exprime à travers ses films, véritables témoignages, courageux et lucides, de la réalité de son pays et de son peuple.

LIBÉREZ KEYWAN KARIMI

 
Condamné par les autorités iraniennes à un an de prison ferme et 223 coups de fouet, Keywan Karimi a finalement été incarcéré. Son crime est de réaliser des films.
 
Keywan a 31 ans et la vie devant lui. Sa vocation est le cinéma, il vit pour raconter et partager des histoires. Son amour de l’Iran, il l’exprime à travers ses films, véritables témoignages, courageux et lucides, de la réalité de son pays et de son peuple. Writing on the city, documentaire sur les graffitis et messages inscrits sur les murs de Téhéran depuis la révolution de 1979 jusqu’aux mouvements de 2009, est aujourd’hui le motif de sa condamnation, et le symbole de son courage.
 
Car du courage, Keywan n’en manque pas. Encore libre, il savait, en tournant, les risques qu’il prenait, et les très lourdes peines qu’il encourait. Comme lui en effet, de trop nombreux artistes, journalistes et citoyens iraniens ont déjà été emprisonnés, persécutés car leur voix discordante dérangeait : trop politiquement incorrecte, trop ouverte au reste du monde. Ce n’est pas acceptable.
 
Qu’ils soient assénés en une ou plusieurs fois, personne ne peut résister à 223 coups de fouet. L’exécution de cet acte de barbarie, comme cet emprisonnement, montrerait à chacun, qu’il soit chef d’état ou simple citoyen, que les valeurs de la République islamique d’Iran n’ont rien en commun avec les valeurs de la démocratie.
 
Après avoir, il y a sept mois jour pour jour lors du 69ème Festival de Cannes, demandé la grâce de Keywan, nous demandons aujourd’hui solennellement sa libération au Président iranien, Monsieur Hassan Rohani. Par le passé, la République Islamique d’Iran avait ratifié la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et le Pacte des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques de 1966. Pourquoi l’Iran a-t-il décidé de tourner le dos à sa culture et à son histoire ?
 
On ne peut tolérer que ce pays, qui semble vouloir se rapprocher des autres nations, méprise au même moment des droits fondamentaux, toute liberté d’expression et de création.
 
Nous demandons aussi à la France, à l’Union européenne et à tous les gouvernements amis de la démocratie, d’intercéder en faveur de Keywan auprès des autorités iraniennes. Représentants de la société civile, nous avons besoin de vous pour le sauver et pour défendre, à travers lui, tous les créateurs dont la vie est en danger.
 
 

FREE KEYWAN KARIMI

 
Sentenced by the Iranian authorities to one year in prison and 223 lashes, Keywan Karimi has finally been imprisoned. His crime was to make films.
 
Keywan is 31 years old and has his whole life ahead of him. His vocation is cinema, and he has devoted his life to telling and sharing stories. He expresses his love for Iran through his films, which depict the reality of his country and his people, with genuine courage and lucidity. Writing on the City, a documentary on graffiti and messages written on the walls of Tehran from the 1979 revolution to the movements of 2009, is the reason why he has just been condemned and the symbol of his courage.
 
And courage is one thing Keywan does not lack. While he was still free, he was aware of the risks he was taking and heavy sentences he might be facing if he were to continue filming. Like him, too many Iranian artists, journalists and citizens have been imprisoned and persecuted because their discordant voice was found to be disturbing. They are too politically incorrect, and too curious about the rest of the world. We cannot accept that.
 
No one can resist 223 lashes, whether they are administered in one go, or over several sessions. The execution of such a barbarous act, and of Keywan’s imprisonment, should show the world – from heads of state to simple citizens – that the values ​​of the Islamic Republic of Iran share nothing with those of a democracy.
 
During the 69th Cannes Film Festival, exactly seven months ago, we called for the pardon of Keywan Karimi. We now solemnly request his release from the Iranian President, Mr. Hassan Rohani. In past decades, the Islamic Republic of Iran has signed treaties like the Universal Declaration of Human Rights and the UN Covenant on Civil and Political Rights of 1966. Why has Iran decided to turn its back on its own culture and history?
 
It cannot be tolerated that this country, which seems eager to deepen relations with other nations, simultaneously despises fundamental rights and denies all freedom of expression and creation.
 
We also call on France, on the European Union and on all governments who are friends of democracy, to intervene in favor of Keywan with the Iranian authorities. As representatives of civil society, we need you to save him and to defend, through him, all artists whose lives are in danger.
 

کیوان کریمی را آزاد کنید
 
کیوان کریمی، که توسط مراجع قدرت در ایران به یک سال زندان و ۲۲۳ ضربه شلاق محکوم شده بود، سرانجام زندانی شد. جرمِ او فیلم‌ساختن  است.
 
کیوان ۳۱ سال دارد و یک زندگی پیشِ رو. رسالتِ او سینما است، او برای روایت کردن و تقسیمِ حکایت‌ها زندگی می‌کند. عشق‌اش به ایران را از خلال فیلم‌هایش بیان می‌کند، فیلم‌هایی که بیانِ شجاعانه و بصیرت‌مندانه‌ی مشاهدات‌اش از واقعیتِ کشور و مردم خویش است. نوشتن برشهر، که مستندی در باره‌ی گرافیتی‌ها و پیام‌های نوشته‌شده بر دیوارهای شهر تهران از هنگام انقلاب ۱۳۵۷ تا جنبش‌های سال ۱۳۸۸ است، امروز علتِ محکومیتِ قضایی او و نمادِ شجاعتِ اوست.
 
آری براستی کیوان شجاعت کم ندارد. او هنگامی که هنوز آزاد بود می‌دانست که با ساختن فیلم به مصافِ چه مخاطراتی می‌رود و خود را در معرض چه مجازات‌های سنگینی قرار می‌دهد. آری، همچون او، شمار بسیاری از هنرمندان، روزنامه‌نگاران و شهروندان ایرانی به زندان افتاده و آزار و عذاب دیده‌اند، زیرا صدای مخالف‌سرای آن‌ها مزاحمِ حاکمان شده است: آن‌ها از لحاظ سیاسی بسیار نااهل و نامناسب شمرده می‌شوند زیرا رویکردی بسیار گشوده به سوی بقیه‌ی جهان دارند. و این برای حاکمان قابل‌قبول نیست.
ما که درست هفت ماه پیش در ۶۹اُمین جشنواره‌ی کَن خواستارِ عفوِ کیوان شده بودیم، امروز با صدای رسا و رسمی آزادشدنِ او را از رئیس جمهور ایران، آقای حسن روحانی می‌خواهیم. در گذشته، جمهوری اسلامی ایران اعلامیه‌ی جهانیِ حقوق بشر و پیمان‌نامه‌ی سازمانِ مللِ متحد مربوط به حقوق شهروندی و سیاسی ( مصوبه‌ی ۱۹۶۶) را امضاء کرده است. چرا ایران تصمیم گرفته به فرهنگ و تاریخِ خود پشت کند؟
 
ما همچنین از فرانسه، از اتحادیه‌ی اروپا و از همه‌ی زمام‌داران حکومتیِ دوستدارِ دموکراسی می‌خواهیم که به منظور آزادی کیوان نزدِ مراجعِ قدرت در ایران پادرمیانی کنند. ما برای نجات کیوان، و از خلال او، برای دفاع از همه‌ی آفرینندگانی که زندگی‌شان در خطر است، به شما نمایندگانِ جامعه‌ی مدنی نیاز داریم.
 
۱۳ دسامبر ۲۰۱۶
 

Les organisations signataires :
Deutsche Filmakademie
FERA – Fédération Européenne des Réalisateurs de l’Audiovisuel
Festival International du Film de Cannes
Groupe 25 Images
Hellenic Film Academy
L’ARP – Société civile des Auteurs Réalisateurs Producteurs
Polish Film Academy
SAA – Société des Auteurs Audiovisuels
SACD – Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
SCAM – Société Civile des Auteurs Multimédia
SFCC – Syndicat Français de la Critique de Cinéma
USPA – Union Syndicale des Producteurs Audiovisuels
VSenV– Vereniging van Schrijvers en Vertalers (Dutch Association of Writers and Translators)
 
BLOC – BUREAU DE LIAISON DES ORGANISATIONS DU CINÉMA :
ACID – Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion
DIRE – Distributeurs Indépendants Réunis Européens
GNCR – Groupement National des Cinémas de Recherche
Guilde Française des Scénaristes
SRF – Société des Réalisateurs de Films
SDI – Syndicat des Distributeurs Indépendants
SFAI – Syndicat Français des Artistes Interprètes
SFAAL  – Syndicat Français des Agents Artistiques et Littéraires
de l’Audiovisuel et du Spectacle Vivant Dramatique
SNAC –  Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs
SPIAC CGT – Syndicat des Professionnels des Industries de l'Audiovisuel et du Cinéma
SPFA – Syndicat des Producteurs de Films d’Animation
SPI – Syndicat des Producteurs Indépendants
UNEVI – Union de l’Édition Vidéographique Indépendante
UPC – Union des Producteurs de Cinéma

CONTACTS :
BLOC / SRF – Hélène Rosiaux – hrosiaux [@] la-srf.fr – +33 (0)1 44 89 99 65
BLOC / SPI – Catherine Bertin – catherine [@] lespi.org – +33 (0)1 44 70 70 44
FERA – Pauline Durand-Vialle – pdv [@] filmdirectors.eu – +32 (0)491 52 49 04
L’ARP – Marc Legrand – mlegrand [@] larp.fr – +33 (0)1 53 42 40 01
SAA – James Taylor – j.taylor [@] saa-authors.eu – +32 (0)2 894 93 30
SACD – Agnès Mazet– agnes.mazet [@] sacd.fr – +33 (0)1 40 23 45 11
SCAM – Astrid Lockhart – astrid.lockhart [@] scam.fr – +33 (0)6 73 84 98 27

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